Être (ou ne pas être) dans les prunes!

 

Cette émission est une présentation de Garant, créateur des outils Botanica.

Les prunes ont une origine complexe et quelque peu mystérieuse. On pense qu’il s’agirait d’hybrides naturels qui seraient apparus dans les Balkans il y a plusieurs centaines de milliers d’années. Les pruniers japonais sont originaires de Chine, de Taiwan, ainsi que du nord du Laos, du Myanmar et du Viêtnam.

Les paléontologues ont retrouvé des noyaux fossilisés de pruniers sauvages vieux de plus de 8 000 ans, dans les vallées du Rhin supérieur et du Danube. D’autres noyaux remontant au Néolithique, il y a entre 3 000 et 7 000 ans, ont été aussi mis au jour. À l’âge du bronze, il y a entre 1 200 à 3 000 ans, les pruniers étaient présents en Suisse, en Italie, en Allemagne et en Autriche.

Il existe différentes formes de prunes. Les prunes américaines (La Crescent), les prunes européennes (Italienne, Mirabelle et Reine-Claude), les prunes japonaises (Brookred, Fofonoff, Shiro), les prunes hybrides (Toka) et les prunes-cerises (Dura, Kappa, Optata) dont la dimension des fruits se situe entre une grosse cerise et une petite prune. Les pruneaux sont des fruits séchés à partir d’une variété de prune particulière.

La peau ou la chair des variétés de prunes peut être jaune, verte, rouge, bleue, noire et multicolore. La pulpe est moelleuse ou ferme. Le noyau est adhérent ou pas.

Les pruniers demandent une pollinisation croisée. Celle-ci est difficile et elle est une source d’échec. Les meilleurs pollinisateurs sont le prunier américain, le prunier noir et le prunier japonais sous la forme d’espèce pure. Si l’espace est limité, on utilise 2 variétés qui fleurissent au même moment.

Il faut attendre de 3 à 7 ans pour obtenir la mise à fruits des pruniers. Ce temps varie selon les formes et les variétés.

Les prunes présentent une grande diversité de goût, les saveurs étant différenciées d’une variété à l’autre. Elles peuvent être croquantes ou très juteuses en passant par le farineux. Certaines sont très sucrées, d’autres sucrées-acidulées, et d’autres franchement acides.

Les prunes sont une excellente source d’antioxydants, variable d’une variété à l’autre. Les composés sont différents entre les prunes à dominante jaune et celles à dominante rouge. Plus elles sont colorées de rouge, plus elles sont riches en antioxydants. Toutes les prunes contiennent des fibres alimentaires. Ce sont de très bonnes sources de fer et de vitamine B6, de bonne source de vitamines B2, B3, C, K, ainsi que de cuivre magnésium, manganèse et potassium.

Ces plantes de plein soleil demandent un sol plus ou moins riche, meuble, frais et bien drainé. Elles sont moyennement gourmandes et moyennement assoiffées. Elles sont assez faciles à cultiver si on prend soin de planter les bonnes variétés pour la pollinisation.

On choisit les variétés en s’assurant qu’elles ont les mêmes dates de maturation :

  • Maturité hâtive : BlackIce™, ‘Dura’, ‘Fofonoff’, ‘Kappa’, ‘La Crescent’ et ‘Pembina’
  • Maturité de mi-saison : ‘Brookgold’, ‘Convoy’, ‘Manor’, ‘Mirabelle’, ‘Reine Claude’, ‘Shiro’, ‘Superior’, ‘Toka’ et ‘Waneta’
  • Maturité tardive : ‘Brookred’, ‘Burbank’, ‘Italian’, ‘Opata’, ‘Sapa’ et ‘Stanley’

On procède à la plantation de ces pruniers comme pour n’importe quel arbre et au cours de la première année on suit les arrosages.

Les pruniers peuvent être en associé à l’ail, aux échalotes, à la camomille allemande et à la centaurée bleue. On évite de les planter à proximité des abricotier, amélanchier, cerisier, fraisier, framboisier, mûrier des jardins, pêcher, poirier, pommetier et pommier qui sont de la même famille. L’anémone abrite la rouille du prunier. L’aubépine véhicule le feu bactérien. Tous les genévriers favorisent le développement de la rouille.

Les pruniers supportent mal la taille. La taille de fructification se fait en été dans les régions au climat froid. On évite ce type d’intervention au printemps, car, à cette époque, la sève coule des plaies. Attention aux blessures de l’écorce et aux plaies de taille qui peuvent provoquer des écoulements de sève, appelés gommose.

On pratique la taille de fructification raisonnée et, en plus, on supprime quelques centimètres au bout des tiges afin d’obliger les plants à produire le plus près possible des charpentières.

Durant le printemps et l’été, on procède à plusieurs opérations de taille :

  • l’ébourgeonnement qui consiste à supprimer toutes les pousses inutiles sur les tiges fruitières. Cette opération peut débuter dès que la croissance a commencé;
  • des pincements qui ont pour objectif de réduire à 3 ou 4 feuilles les tiges d’accompagnement qui naissent à base des fruits. Ils peuvent aussi être faits sur l’extrémité des tiges sur lesquelles on supprime de 4 à 6 feuilles;
  • l’éclaircissage qui a pour objectif de ne conserver qu’un fruit sur 2 ou 3.

La taille de rajeunissement a lieu tous les 4 ou 5 ans, seulement si c’est nécessaire.

Une fois par an on fait un apport d’engrais naturel ou de compost (si c’est possible). On suit les arrosages toutes les 2 ou 3 semaines les premières années et par la suite, on intervient en cas de canicule.

Le principal problème des pruniers est le nodule noir. On évite les variétés qui y sont sensibles. Les insectes ravageurs sont les vers de la prune, les charançons de la prune, les pucerons et les chenilles défoliatrices. Les maladies sont la pourriture brune, le blanc, la rouille du prunier, la maladie de pochettes, la criblure des feuilles et le pourridié des racines.

La présence du nodule noir se constate à l’apparition d’excroissances noires, en forme de cylindre, sur les branches. Une fois celle-ci encerclée, les parties situées au-dessus des nodules se dessèchent et meurent. Pour le contrôler, on supprime et élimine les nodules au fur et à mesure où ils se forment en taillant au moins 10 cm en dessous. On nettoie les outils de taille entre chaque coupe. On traite avec une solution au soufre en début d’attaque. Il faut abattre et détruire les arbres très atteints.

On récolte les prunes lorsque les fruits commencent à tomber naturellement ou quand on secoue les branches. Les fruits sont alors bien colorés, parfumés, et leur chair est souple. On les ramasse au sol ou on les cueille à la main. Les prunes continuent à mûrir pendant 2 ou 3 jours à l’air ambiant. Elles se conservent au réfrigérateur une semaine. Les prunes se consomment fraîches, cuites, confites ou séchées (pruneaux). Cuites, on les utilise dans les déserts, gâteaux, tartes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.