Les melons et les pastèques, des boules de fraîcheur

Cette émission est une présentation de Garant, créateur des outils Botanica.

Les melons et les pastèques sont natifs d’Afrique australe. C’est en fait le seul légume cultivé en Occident qui est originaire du continent africain. La domestication du melon remonte à 4 700 ans en Égypte et entre de 4 000 à 5 000 ans en Chine. Les pastèques étaient cultivées par les anciens Égyptiens il y a entre 4 300 et 4 500 ans.

Les melons peuvent être ronds, ovoïdes ou elliptiques. Leur écorce est blanche, jaune crème, verte, ocre, etc. La surface de l’écorce présente des sillons, des broderies ou des plis. La chaire est généralement orangée, parfois blanche ou verte. Leur poids varie entre 0,5 et 0,8 kilogramme.

Les pastèques ont des formes similaires au melon, mais leur écorce est verte et leur chair rouge, orange ou jaune vif. Elles pèsent de 4 à 40 kilogrammes, soit entre 3 à 35 fois le poids d’un melon.

Il existe différentes sortes de melons. Les melons brodés sont des fruits ronds et le relief de leur écorce liégeuse et épaisse forme une sorte de broderie. Les melons cantaloups ont des fruits ronds à écorce lisse, parfois parcourue par des sillons plus foncés. Les melons d’hiver ou melons miel ont des fruits légèrement allongés et la peau verte, parfois jaune.

Tous les légumes que l’on nomme «melon» ne sont pas de véritables melons. Ce sont des concombres. Les melons serpents sont des concombres très longs et fins; les melons cornus d’Afrique sont des concombres amers, aux petits fruits ronds et couverts de piquants; les melons conomons sont des concombres qui ressemblent à des melons et les melons dosokais des concombres à la peau jaune.

Les melons brodés ont un goût très parfumé et très sucré. Les melons cantaloups sont délicieusement sucrés et juteux, avec un parfum très caractéristique. Les melons miel, rafraîchissants, croquants et juteux ont des saveurs sucrées et des arômes doucement parfumés. Les pastèques ont une chair juteuse et croquante, plus ou moins sucrée, mais toujours rafraîchissante et désaltérante. Plus les melons ont une chair orangée et les pastèques une chaire rouge, plus ils contiennent d’antioxydants. Les melons sont une bonne source de vitamines A et C, et une source de vitamine B6. Les pastèques contiennent des antioxydants et de la vitamine C.

Cette plante éphémère de plein soleil demande une terre légère. C’est une plante gourmande et assoiffée. Elle n’est pas facile à cultiver sous des climats nordiques, car elle demande beaucoup de chaleur. Il faut attendre environ de 55 à 80 jours pour obtenir des melons ou des pastèques prêtes à manger.

Les melons et pastèques se multiplient par semis à l’intérieur dans un pot de tourbe de sphaigne ou de fumier de vache compressé. On sème, environ 6 à 8 semaines avant de les planter au potager, 3 à 4 semences par pot à 2 centimètres de profondeur. Une température du sol, puis de l’air, de 25 à 30 °C est indispensable pour une bonne germination. La levée a lieu au bout de 5 à 7 jours. Quand les plants ont atteint 10 centimètres, ou au moment de la plantation, on ne conserve que les deux plants les plus vigoureux.

On plante les melons et les pastèques lorsque la température du sol est minimalement de 20 °C. Si on annonce un retour de périodes plus froides après la plantation on couvre les plants avec une toile contre le froid. On apporte une bonne quantité de compost avant de planter. On supprime le bord supérieur des pots compressés avant de les mettre en terre. On laisse tout autour des plants de melons cultivés au sol de 0,60 à 1 m. Pour les pastèques, c’est de 1,20 à 1,40 m.

Si les jeunes plants végètent-ils après le semis ou la plantation, c’est que la température de l’air et du sol n’est pas assez élevée. En saison fraîche les melons poussent difficilement.

Ces légumes-fruits portent des fleurs mâles et des fleurs femelles sur le même plant. Les fleurs mâles sont réunies en petits bouquets alors que les femelles sont solitaires. Il existe certaines variétés qui ont des fleurs bisexuées. Il arrive parfois que les melons ou les pastèques produisent beaucoup de feuillage et seulement quelques fleurs mâles. C’est souvent le cas en début de saison, car il y a un décalage de 10 à 15 jours entre l’apparition des fleurs mâles et des fleurs femelles. Par la suite, les productions de fleurs mâles et femelles s’équilibrent. Les melons ou les pastèques, sous forme de fruits, ont de la difficulté à grossir quand ils manquent d’eau, de nourriture ou de chaleur. Certaines années, le mûrissement ne pose aucun problème, d’autres les fruits ont de la difficulté à compléter leur maturation.

On devrait tailler les melons et les pastèques, car seuls quelques fruits vont atteindre leur maturité en climat nordique. Pour les melons, une fois que le troisième fruit est bien formé, on étête la plante quelques centimètres après le dernier fruit. On laisse assez de feuillage pour que le fruit puisse mûrir convenablement. Pour les pastèques, suivant les variétés, il est conseillé de laisser 1 à 3 fruits maximum.

Les melons se fendillent quand les arrosages ne sont pas réguliers ou que l’on a trop attendu pour cueillir le fruit. Ce n’est pas un problème puisque le melon reste consommable. Les pastèques éclatent parfois par excès d’arrosage. Elles demandent beaucoup d’eau, en début de saison, mais dans les dernières semaines avant la récolte, un excès d’eau peut entraîner le fendillement puis l’éclatement des fruits.

Les plantes compagnes des melons et des pastèques sont les aubergines, les céleris-raves, les cerises de terre, les choux, les concombres, les cornichons, les courges, les courgettes, les maïs, les piments et les poivrons. Les fines herbes sont les aneths, les basilics verts et les persils.

On peut cultiver les melons et les pastèques en pot et c’est même une bonne chose. Il est ainsi possible de placer la plante dans un des endroits les plus chauds du jardin. Aussi, en été, la chaleur du terreau dans le pot est souvent supérieure à celle du sol en pleine terre. Il faut compter 40 litres de terreau par plant, soit un contenant de 30 cm de profondeur et de 45 cm de diamètre.

Cette plante gourmande nécessite 2 à 4 fois de l’engrais naturel, riche en phosphore, durant la saison. On surveille les arrosages dès que les fruits commencent à se former. On les réduit en fin de saison pour les pastèques.

Les principaux insectes ravageurs des melons et des pastèques sont les chrysomèles rayées du concombre. La maladie nº 1 est le blanc. On observe aussi des pucerons, des acariens, des punaises, des vers gris, ainsi que des limaces. Ou encore des maladies comme le flétrissement bactérien, la tache angulaire, la pourriture des racines, l’anthracnose et l’alternariose.

Les melons et les pastèques sont les fruits pour lesquels établir le stade où celui-ci est parfaitement mûr est le plus difficile. Pour récolter les melons cantaloups et les melons brodés on se fie à l’odeur sucrée qui les caractérise pour savoir s’ils sont mûrs. Le pédoncule bien sec devrait se détacher de la tige presque toute seule. Une gerçure autour du pédoncule est un signe de maturité. Pour les melons miel et les pastèques, on se fie à la couleur du fruit. Pour les pastèques, quand on tapote un fruit et que l’on entend un bruit sourd, ce serait le signe qu’il est mûr. Les fruits qui se défont facilement des tiges sont des fruits mûrs… à déguster rapidement. Melons et pastèques continuent à mûrir une fois cueilles.

Les melons et pastèques se dégustent frais, seuls ou accompagnés.

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