La pollinisation, base d’un jardin comestible productif

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Les problèmes auxquels font face des insectes pollinisateurs inquiètent plus d’un jardinier. Pourquoi est-ce si important?

La pollinisation est le transport, par les insectes, souvent spécifiques, du pollen présent sur les étamines vers le pistil ce qui permet de féconder les organes femelles et qui utilement donne un fruit. Est-ce que toutes les plantes comestibles ont besoin d’une pollinisation? Non, mais une très vaste majorité en exige. À de rares exceptions, les arbres et arbustes fruitiers et les petits fruits nécessitent une pollinisation. C’est aussi le cas des légumes-fruits comme les aubergine, courge, tomate, piment et poivron, concombre et cornichon, haricot vert et a écosser, pois, fève, gourganes ou maïs. Les fines herbes dont on récolte les semences, comme l’aneth, la coriandre, l’anis, la nigelle ou le pavot nécessitent d’être pollinisées. On considère que 75 % des cultures mondiales pour l’alimentation dépendent, au moins en partie, de la pollinisation. C’est le cas des légumineuses, du café, du chocolat, etc.

Si les abeilles domestiques (Apis mellifera) et les bourdons (Bombussp.) sont les principaux insectes pollinisateurs, de nombreuses autres espèces d’insectes le sont aussi. C’est le cas des adernes, abeilles mineuses, abeilles fouisseuses, bourdons ardents, petites abeilles charpentières, ainsi que les halicites, sphécodes, hériades, guêpes et syrphes. Ils composent des communautés d’insectes indigènes ou importés. Malheureusement tous ces insectes pollinisateurs sont menacés. Les effets sont plus visibles et les informations plus documentées sur les abeilles, car elles sont domestiquées.

Les raisons de ce déclin sont nombreuses. On pointe notamment :

  • une réduction de la biodiversité qui entraîne une moins bonne qualité des ressources alimentaires pour les insectes pollinisateurs;
  • des surfaces sans cesse grandissantes de production en monoculture;
  • la présence d’agents pathogènes responsables de maladies (ex. : varroase, loques, nosémose, etc.);
  • une exposition aux produits phytosanitaires;
  • la présence accrue de prédateurs due au dérèglement climatique.

Il existe trois formes principales de pollinisation. Chez les plantes autofertiles, une fleur peut être fécondée par son propre pollen ou par le pollen d’une autre fleur présente sur le même plant. Chez les plantes autostériles, dites aussi à pollinisation croisée, une fleur ne peut être fécondée que par le pollen d’un autre plant, ou idéalement d’une autre variété. Il arrive aussi que la plante possède des plants portant exclusivement des fleurs mâles et exclusivement des plants femelles. Il faut en général un plant mâle pour plusieurs plants femelles.

Les notions d’autofertile et de pollinisation croisée ne sont généralement pas prises en compte pour les légumes et les fines herbes. Cela est dû au fait que le plus souvent on cultive plusieurs plants d’une même plante comestible, ce qui n’est pas le cas des arbres et arbustes fruitiers. Les notions d’autofertile et de pollinisation croisée sont donc très importantes pour ces derniers. On distingue :

  • espèces autofertiles : abricotier, amélanchier, bleuet à fruits roses, cerisier à fruits aigres, framboisier, goji, mûrier des jardins, pêcher et prunier européen
  • espèces autofertiles bénéficiant d’une pollinisation croisée : fraisier, groseillier et vigne
  • espèce demandant une pollinisation croisée : bleuet, camérisier, canneberge, cassis, cerisier à fruits doux, poirier, pommier, pommetier, prunier américain, japonais et hybride
  • espèces nécessitant un plant mâle et un plant femelle : kiwi rustique

À part l’absence des insectes pollinisateurs, il existe d’autres causes d’une mauvaise pollinisation? Si, au moment de la floraison on a des gels tardifs ou un temps froid et pluvieux, les insectes pollinisateurs sont moins actifs. Si les plantes sont trop éloignées les unes des autres, les insectes pollinisateurs ne peuvent pas les rejoindre. Les insectes pollinisateurs ne fréquentent pas des plantes en mauvaise santé. L’utilisation de pesticides (de synthèse ou naturels) dommageables pour les insectes pollinisateurs est aussi une source de mauvaise pollinisation.

On peut faciliter le travail des insectes pollinisateurs dans son jardin en :

  • favorisant la biodiversité;
  • réduisant, voire en éliminant, l’utilisation des pesticides;
  • en plantant des végétaux qui attirent les pollinisateurs et les insectes utiles. Parmi ces plantes, on peut citer : anis, carvi, consoude, coquelicot, monarde écarlate, périlla, phlox maculé, plante cari ,tournesol, agastache fenouil, bourrache, camomille allemande, cerfeuil, coriandre, hysope, livèche, marjolaine, mélisse, menthe, origan, persil, sarriette d’été et d’hiver, sauge, souci des jardins, tagète, tanaisie et thym.

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