Les bons outils et les bons équipements font les bons jardiniers

Cette émission est une présentation de Garant, créateur des outils Botanica.

Inutile de se procurer des dizaines d’outils pour cultiver les jardins potagers et fruitiers. Seul l’achat de quelques-uns d’entre eux est véritablement utile.

Pour la préparation du sol, on se procure une griffe de jardinage, aussi appelée griffe rotative, ou une grelinette parfois vendue sous le non de fourche écologique. Quant à la fourche-bêche, la pelle et le râteau droit, ils font partie des outils de base. Pour les travaux d’entretien, selon ce que l’on préfère, on opte pour la binette ou pour le sarcloir qui peut être à long manche ou à main. Pour les opérations de taille, un sécateur est indispensable. Si on peut utiliser cet outil pour la récolte, une paire de ciseaux est aussi un bon outil.

Il est souvent nécessaire de transporter plantes et matériaux. Si l’on a un grand jardin, une brouette est souvent essentielle. Sinon des boîtes de carton ou de plastique récupérées, ou encore des paniers permettent de transporter les plus petits objets. Un diable, moins encombrant qu’une brouette, est aussi utile. Un panier en treillis de fil de fer ou en plastique ajouré est utile pour le lavage des légumes.

On doit choisir ses outils avec soin. Pour cela, on utilise trois critères qui permettent d’éviter les blessures et les accidents. Le premier critère est la longueur du manche. Les longs manches conviennent pour les personnes de grande taille et les manches courts pour les plus petites. Le deuxième est le poids de l’outil. Un outil trop lourd est difficile à manipuler. Le troisième est l’ergonomie. On doit être à l’aise pour faire les gestes requis avec l’outil. Par exemple, un sécateur mal adapté à la main d’une personne peut entraîner des blessures musculaires. S’il est possible de se procurer des outils usagers, il faut toutefois prendre en compte les mêmes considérations que pour les outils neufs : longueur du manche, poids de l’outil et ergonomie.

Attention, tous les produits ne se valent pas. En fait, un outil de bonne qualité est un bon investissement. On évite ainsi le gaspillage, les instruments de mauvaise qualité brisant souvent après 2 à 3 ans. De plus, les outils de bonne qualité ont généralement une bonne ergonomie. Ils sont donc agréables pour les opérations à effectuer, et bien utilisés, ils réduisent les risques de blessures. On évite aussi les bris et donc des réparations parfois coûteuses.

On prolonge la vie utile des outils en les nettoyant régulièrement. On peut les laver après chaque utilisation ou encore plus simplement les brosser pour enlever les résidus. Un brossage en profondeur avant l’hiver est conseillé. Il est aussi recommandé, une fois par an, toujours avant l’hiver, après le grand nettoyage, de recouvrir d’huile les parties métalliques et d’appliquer un protecteur sur les parties en bois.

Les outils coupants demandent un entretien régulier. Il est indispensable de vérifier périodiquement qu’ils coupent bien. Dès que l’on constate que les coupes sont moins nettes, on procède à l’affûtage. Celui-ci se fait avec une pierre à affûter selon les spécifications des fabricants. Plusieurs minutes sont souvent nécessaires avant de maîtriser cette technique. Il est donc normal qu’un premier affûtage prenne un peu de temps d’apprentissage. Étant donné que certains sécateurs se démontent, au bout de quelques années il est possible de changer la lame sans avoir à acheter un nouvel outil.

Afin de contrôler insectes ravageurs et maladies, on utilise aussi des pulvérisateurs. Pour les petites surfaces, un vaporisateur à main est suffisant. Pour les plus grandes, un pulvérisateur avec une cuve de 4 à 5 litres est approprié. Après utilisation, un bon rinçage est très important.

Le matériel utilisé pour l’arrosage

Il est différent des outils à main. Quelle que soit la situation, on devrait toujours avoir à portée de la main un tuyau d’arrosage muni d’un pistolet prolongé par un coupe-jet et un arrosoir à main. Il faut choisir un tuyau de bonne qualité, pas trop lourd, suffisamment souple afin d’éviter les nœuds et résistants. On choisit une pomme d’arrosage avec plusieurs sortes de jet afin de réaliser plusieurs opérations, comme la brumisation, l’arrosage en pluie ou le lavage des plants avec un seul et même outil. Un accessoire avec un long manche facilite un arrosage à quelques centimètres du sol, la manière le plus bénéfique d’apporter de l’eau aux plantes. Pour ce qui est de l’arrosoir à main, on choisit sa capacité par rapport au poids que l’on peut lever. Il est possible de fabriquer des arrosoirs avec des produits recyclés.

On peut utiliser un système d’irrigation maison automatique posé sur le sol. Cet équipement d’arrosage présente un grand intérêt dans les jardins potagers, particulièrement quand ils sont en pots, et fruitiers. En période chaude, l’arrosage peut devenir une tâche ardue et elle se complique quand on désire partir en vacances ou en week-end. Trouver la bonne personne pour prendre le relais est souvent difficile. Un tel système évite aussi d’avoir à traîner un tuyau à chaque arrosage à travers les cultures, avec les risques de bris de plantes que cela comporte.

Il existe différentes techniques d’arrosage automatisé maison. On distingue les mini-arroseurs, les goutte-à-goutte individuels, les tuyaux goutte-à-goutte et les tuyaux suintants. Avec les mini-arroseurs et les goutte-à-goutte individuels, on a la possibilité de calibrer les quantités d’eau que l’on souhaite apporter. Les mini-arroseurs présentent l’avantage que l’on peut en modifier le débit et donc adapter les quantités d’eau au stade de la culture et aux types de plantes. Pour certains types de goutte-à-goutte individuels et pour les mini-arroseurs, il est possible de les fermer totalement, ce qui permet d’économiser l’eau quand les plants ont été récoltés ou encore d’ajuster les quantités d’eau aux plantes selon leur stade de croissance ou lors de la rotation des cultures. Les tuyaux goutte-à-goutte et les tuyaux suintants apportent de l’eau dans de bonnes conditions, mais ils ne permettent pas de calibrer les quantités d’eau apportées. Par exemple un tuyau goutte-à-goutte, ou un tuyau suintant, placé sur une planche de culture apportera la même quantité d’eau sur toute la longueur quel que soit le type de plantes cultivées. Chaque type d’arrosage convient donc à l’idée que le jardinier se fait de la manière d’arroser.

L’ajout d’une minuterie permet de déclencher l’arrosage sans être présent directement dans le potager. Bien utilisé, un système d’irrigation maison n’utilise pas plus d’eau qu’un arrosage à la main, si l’on s’en sert aussi bien automatiquement que manuellement. Quand on manque de temps, que l’on est loin de la maison ou que la température saisonnière est élevée, on peut laisser l’arrosage se faire de manière automatique. Quand on est présent à la maison, on peut suspendre la minuterie et déclencher l’arrosage manuellement en tenant compte des apports d’eau de la nature. Si on le souhaite, on peut aussi revenir à la bonne vieille méthode de l’arrosage à la main. Lors de l’arrosage manuel, il est difficile de calibrer les quantités d’eau et celles-ci peuvent donc être plus grandes, ce qui n’est pas forcément bon pour les plantes. L’inverse est aussi vrai.

Si les systèmes de tuyaux goutte-à-goutte ou suintants sont faciles à mettre en place, ceux avec les mini-arroseurs ou les goutte-à-goutte individuels demandent un peu plus de planification. Dans tous les cas, on peut le faire soi-même.

À l’automne, mis à part pour les tuyaux goutte-à-goutte ou suintants, il est inutile de démonter le système. On devrait seulement essayer de vider l’eau des tuyaux. Un bouchon dévissable au bout de chaque ligne facilite cette opération. On peut facilement le faire par gravité en soulevant les tuyaux. Il est aussi possible de souffler l’eau à l’aide d’un compresseur. Si l’on possède un système d’arrosage automatique pour le reste du terrain et qu’une entreprise vient vider les tuyaux, on peut lui demander de le faire pour le système d’irrigation maison du potager.

Dans un petit potager, on met en place une seule section. Dans les potagers de moyenne dimension, on le divise en sections, chacune d’elles étant munie d’un robinet, et elles sont reliées à une minuterie qui est déclenchée en séquences. Pour les grands potagers, on installe des sections et des sous-sections contrôlées par un robinet et une minuterie. On procède ainsi afin de répartir la pression d’eau. Plus celle-ci est faible, plus on segmente les séquences d’arrosage.

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