Le plus « hot » des petits fruits, la camerise

Cette émission est une présentation de Planète Jardin,
la revue des jardiniers gourmands truffée de conseils pratiques.

Les camerises sont en fait des chèvrefeuilles dont on consomme les fruits. Très cultivés au Japon et en Russie, ils sont originaires de l’hémisphère nord en Europe, Asie et Amérique. Ils sont de plus en plus populaires en Amérique du Nord depuis une quinzaine d’années. C’est le petit fruit le plus printanier : il est prêt à manger avant les fraises.

Les fruits bleus, allongés et arrondis, sont plus ou moins recouverts selon la variété d’un léger film blanc (la pruine). Il en existe une vingtaine de variétés cultivées. Les différences résident dans la forme des fruits, plus ou moins allongés, plus ou moins larges, et dans le niveau de sucre. Les camerises ont un goût de bleuet, de framboise et de mûre des jardins avec une pointe d’acidité. Leur pouvoir antioxydant est très élevé. Ce sont d’excellentes sources de vitamines A et C, et des sources de calcium, fer, magnésium, zinc, cuivre et manganèse.

L’arbuste a entre 1,30 à 1,80 m de haut et 1,20 à 1,50 m de large. C’est une plante moyennement gourmande et moyennement assoiffée qui pousse du soleil à ombre légère. On peut la planter dans tous les types de sol, mais de préférence une terre plutôt fertile, ainsi que fraîche et bien drainée. Comme les camerises requièrent une pollinisation croisée, on installe deux variétés. Les premières récoltes abondantes ont lieu deux à trois ans après la plantation au jardin.

Les camerises sont plantées sous forme d’arbuste, généralement cultivé en pot. La plantation, qui a lieu au printemps, se fait comme pour n’importe quel arbuste. Un léger apport de compost avant la plantation est souhaitable. Les arrosages doivent être surveillés la première année qui suit la plantation. Comme la reprise est parfois lente pour certaines variétés, il faut être patient.

Les camerises peuvent être cultivées en pot. Elles passent l’hiver dans les pots en géotextile ou elles sont transplantées en pleine terre en automne.

L’entretien des camérisiers est très facile. Passé les deux à trois premières années durant lesquels les arrosages doivent être réguliers, il n’y a pas de difficultés particulières. Il est bénéfique d’ajouter de compost au pied des plantes chaque année.

On taille après la floraison, ce qui permet de bien identifier les tiges et les rameaux qui portent le plus de fruits. On recherche l’équilibre entre la bonne croissance de la plante et la récolte potentielle. On supprime les branches faibles, abîmées ou mortes, ou juste après le débourrement, celles brûlées par l’hiver. On enlève les branches se dirigeant vers l’intérieur. On coupe au sol les branches vieilles de plus de quatre ans et produisant moins. La taille de rajeunissement est inutile si l’on taille régulièrement.

Les pires ennemies des camerises sont les oiseaux : jaseurs des cèdres, merles d’Amérique et étourneaux sansonnets. Un filet est indispensable pour protéger la récolte. Sinon elle peut disparaître en quelques heures. Les autres ennemis sont des maladies : le blanc et les taches brunes. Comme elles n’empêchent pas la fructification et le mûrissement, on intervient rarement. Il arrive parfois que le soleil brûle les feuilles. Les rongeurs, campagnols ou mulots font souvent des dégâts en hiver. Une protection est nécessaire.

On récolte les fruits en fin de journée, quand ils sont gorgés de sucre. Ils sont prêts lorsque la peau est complètement bleue et que la chair a une teinte plutôt bourgogne. Ces deux éléments sont réunis trois à quatre jours après que les fruits ont pris leur pleine couleur. Ils se conservent peu de temps, car ils doivent être cueillis mûrs puisqu’ils ne mûrissent pas après la cueillette. Ils se conservent généralement une semaine au réfrigérateur. Seulement un ou deux jours à l’air ambiant

Les variétés fraîches se mangent bien sucrées ou sont ajoutées aux boissons frappées. Les plus acidulées sont consommées cuites en desserts (gâteaux, tartes, etc.), coulis, gelés ou encore en confitures, chutneys, etc. Les camerises peuvent être congelées ou pressées afin de donner du jus ou du vin.

Informations complémentaires

4 comments on Le plus « hot » des petits fruits, la camerise

  1. Carole dit :

    Quelle variétés est la plus sucrée ?

    1. Bertrand Dumont dit :

      Voici la liste des variétés les plus vendues. Je vous laisse vous faire votre opinion.
      Camerise ‘Aurora’ : fruits très sucrés
      Camerise ‘Berry Blue’ : sucrés et assez acidulés
      Camerise ‘Boreal Beauty’ : fermes et goûteux
      Camerise ‘Boreal Blizzard’ : goûteux avec de nombreuses notes d’acidité
      Camerise ‘Borealis’ : sucrés avec des pointes d’acidité
      Camerise ‘Cinderella’ (‘Zolushka’) : sucrés avec des pointes d’acidité
      Camerise ‘Honey Bee’ : plus acides que sucrés
      Camerise ‘Polar Jewel’ : saveur douce
      Camerise ‘Tundra’ : doux et acidulés
      Camerise ‘Indigo Gem’ : saveur à la fois douce et acide
      Camerise ‘Indigo Treat’ : doux et légèrement acidulés
      Camerise ‘Indigo Yum’ : doux et légèrement acidulés
      Camerise SugarMountain© Balalaïka™ (‘Stimul’) : goût sucré
      Camerise SugarMountain© Blue™ (‘Dolce Vita’) : très sucrés, goûteux et juteux
      Camerise SugarMountain© Kalinka™ (‘Indigo’) : sucrés
      Camerise SugarMountain©Eisbar : sucrés avec des pointes d’acidité

  2. Celine dit :

    Puis je laisser la camériste dans son pot et la rentrer dans la maison l’automne et l’hiver ?

    1. Bertrand Dumont dit :

      Non, les camerises doivent obligatoirement passer l’hiver dehors (on appel ce phénomène la vernalisation). Par contre, si vous plantez votre camerise dans un pot en toile, genre Smart Pot, vous pouvez laisser le plant à l’extérieur tout l’hiver, de préfrérence dans un endroit à la neige s’accumule.

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