Le basilic, le roi des aromates

Cette émission est une présentation d’Acti-solproducteur d’engrais naturels efficaces, produits localement et recommandés par les professionnels.

Cultivé depuis plus de 4 000 ans, le basilic est originaire de l’Inde et de l’Asie du Sud. Certains spécialistes considèrent qu’il viendrait d’Afrique équatoriale. En grec ancien, le mot basilic signifiait roi. Durant de nombreux siècles, seuls les rois avaient le droit de le cueillir. Associé à la vie, mais surtout à la mort dans les civilisations grecque et égyptienne, le basilic a alimenté de nombreuses croyances, légendes et histoires extraordinaires. Chez les Romains le basilic est plutôt associé à l’amour. Arrivé en Italie à la fin du 15siècle, en France au début du 16 esiècle, il a conquis les Amériques et l’Océanie par la suite. On lui donne de nombreuses propriétés médicinales : digestives, apéritives, toniques, antiseptiques, etc. Il existe deux grandes catégories de basilics. Les basilics à petites feuilles, qui peuvent être vertes ou pourpres, et les basilics à grandes feuilles, vertes, pourpres ou à feuilles gaufrées. Les nombreuses variétés botaniques ont donné toute une panoplie de goûts différents :

  • Basilic vert et de Gênes : Goût de citron et de menthe
  • Basilic à feuilles de laitue : légèrement anisé
  • Basilic à grandes feuilles : goût de réglisse, de menthe et d’épices
  • Basilic cannelle : goût épicé rappelant le clou de girofle et la cannelle
  • Basilic citron : goût citronné
  • Basilic ‘African Blue’ : goût léger à odeur camphrée
  • Basilic sacré : goût de clou de girofle, ressemblant à l’origan
  • Basilic thaïlandais ‘Siam Queen’ : goût anisé

Les basilics n’ont pas une très grande valeur nutritive. Ils contiennent une quantité moyenne d’antioxydant, ainsi qu’un peu de vitamine K et du fer quand ils sont séchés.

Les basilics sont des plantes exigeantes, gourmandes et assoiffées. On les plante donc dans une terre riche et meuble, restant plutôt fraîche. Ils nécessitent aussi chaleur et soleil. En effet, ce qu’il redoute le plus ce sont les températures fraîches et humides. C’est pour cela qu’au moment faire la plantation il est très important que la température de l’air soit au-dessus de 15 °C la nuit. Idéalement, on privilégie une période d’une semaine avec de telles températures afin de s’assurer que les chaleurs sont bien présentes. On devrait aussi vérifier (à l’aide d’un thermomètre de sol) que le sol est bien réchauffé : ± 18 °C. Si l’on plante par temps froid dans un terreau frais, les plants risquent d’arrêter leur croissance. Par la suite, quand le beau temps arrive, ils ont souvent du mal à repartir.

Si la solution la plus facile consiste à acheter des plants chez un producteur, mais on peut aussi les semer. Le semis se fait à l’intérieur, à la chaleur, de 40 à 60 jours avant la mise en terre à l’extérieur. Un repiquage est souhaitable.

Les basilics aimant les sols fertiles, on amende le sol généreusement avec du compost. On laisse un espace de 15 cm à 20 cm autour de chaque plant qui sont vendus par trois ou quatre dans un pot. S’il y en a plus, on en supprime ou on divise la motte (ce qui n’est pas toujours facile). Les basilics peuvent facilement être cultivés en pot. On compte 3 litres de mélange par plant, soit un pot de 10 cm de profondeur et de ± 20 cm de diamètre.

Par confusion olfactive, les basilics repoussent les pucerons, moustiques, mouches et sphinx de la tomate. Ils diminuent la présence d’oïdium ou blanc sur les courge, concombre, cornichon et courgette. Quand ils sont en fleurs, ils attirent les insectes pollinisateurs. Les associations sont fructueuses avec les aubergine, chou, épinard, haricot grimpant, haricot d’Espagne et haricot nain, concombre, cornichon, courge d’été et d’hiver, courgette, melon et pastèque, oignon, oignon vert, origan, poivron ou piment et tomate.

L’entretien des basilics est facile. On arrose régulièrement, car la plante ne doit pas manquer d’eau. On fertilise deux à trois fois au cours de la belle saison avec un engrais naturel. Dès que les plants sont assez gros, on prélève les jeunes pousses afin de favoriser la ramification et d’éviter l’apparition des fleurs. Si celles-ci apparaissent, on les cueille et on les consomme.

Les limaces sont parfois présentes. On les ramasse ou on utilise des granules de phosphate ferrique. Sur les jeunes plants apparaît parfois la fusariose du basilic. On évite que les plants soient trop serrés et que le sol soit trop humide. On détruit les plants atteints.

On récolte les basilics de nombreuses fois, au fur et à mesure de la croissance. Idéalement, la cueillette se fait après la rosée du matin et avant les grandes chaleurs. Dès que l’on annonce une baisse des températures à la fin de l’été, on récolte tout le plant. C’est le temps de faire du pesto!

Le basilic se mange frais dans les salades, sauce, pesto, marinade, etc. On peut aussi le sécher (il est moins goûteux). Il peut aromatiser l’huile ou le vinaigre.

On l’incorpore quelques minutes seulement avant la fin de la cuisson ou on le saupoudre fraîchement haché.

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