Pas si insignifiantes que ça les courges d’hiver!

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Originaires de l’Amérique du Sud, les courges sont cultivées depuis plus de 10 000 ans par les Amérindiens. Ces cucurbitacées ont la faculté de s’hybrider naturellement très facilement. C’est pourquoi il y a autant de confusion dans leur nomenclature. À l’heure actuelle, les botanistes regroupent les courges en trois espèces qui ont donné naissance à des cultigroupes :

  • Cucurbita maxima: potiron, potimarron, potiron couronné, potiron turban, potiron turc ou giraumon et courge Hubbard;
  • Cucurbita pepo: citrouille, courge buttercup, courgette ou zucchini*, pâtisson* et courge delicata;
  • Cucurbita moschata: courge musquée ou courge poivrée, courge butternut, courge stripetti* et courge spaghetti*.

Pour les courges marquées d’un astérisque, voir le balado : Courgettes, pâtissons, etc. : la belle saison dans votre assiette.

Les citrouilles ont une peau orange plus ou moins foncée, à la chair orangée plus ou moins sucrée et filandreuse. Les courges buttercups sont vertes avec une chair jaune orangé au goût de patate douce. Les courges butternuts ont une peau orange pâle, une chair orange foncé et un goût sucré avec des notes de noisettes. Les courges delicatas ont la peau crème striée de vert, et leur chair jaune est douce et savoureuse. Les courges hubbards sont vert pâle ou orangées avec une chair jaune ou orange au goût fin et sucré. Les courges poivrées ont une peau verte, côtelée et une chair orange foncé au goût légèrement poivré. Les potirons ont une peau rouge orangé et une chair orange, sucrée et savoureuse. Les potimarrons, ou Hokkaiod ou Red Kiri, ont une peau rouge orangé et une chair orangée douce et crémeuse.

Les courges sont une source d’antioxydants, notamment de bêtacarotène, ainsi que de fer, manganèse, cuivre, vitamines B2, B5, B6, B9, C et K. Elles sont une excellente source de vitamine A.

Les courges poussent en plein soleil dans une terre meuble. Ces plantes gourmandes et assoiffées prennent de 40 à 95 jours pour arriver à maturité. Elles ont la particularité de porter des fleurs mâles et des fleurs femelles sur le même plant. Les fleurs mâles ont des tiges longues et fines et portent à des étamines. Les fleurs femelles, qui contiennent le pistil, portent un petit renflement à la base, le futur fruit. Bien que plusieurs jardiniers conseillent de polliniser à la main, dans la vaste majorité des cas, il est préférable de laisser faire la nature. À moins d’habiter dans des régions très nordiques, les insectes pollinisateurs sont assez nombreux pour que la nouaison se fasse bien. En serre et en milieu très urbanisé, il est parfois nécessaire d’avoir recours à la pollinisation manuelle.

La multiplication des courges peut se faire de deux manières. L’une d’elles est le semis à l’intérieur, en mai, environ 10 jours avant la date de mise en terre. On place 2 à 3 graines dans du terreau et on les enterre de 2 à 3 cm. On fournit au terreau une température allant de 20 à 28 °C. La levée a lieu entre 5 et 12 jours. Comme les courges n’aiment pas les transplantations, on sème dans des pots de tourbe de sphaigne ou de fumier de vache compressé que l’on enterre au moment de la plantation. L’autre méthode consiste à semer directement au potager. On commence par vérifier, à l’aide d’un thermomètre, que la température du sol est au moins de 21 °C pendant 3 à 4 jours. On peut alors déposer 2 ou 3 graines dans un trou de 2 à 3 cm de profondeur. Que ce soit après un semis intérieur ou extérieur, une fois que les plants ont atteint 10 cm, on ne conserve que les 2 plants les plus vigoureux.

Comme une plantation trop hâtive risque de provoquer un arrêt de végétation, on met les plants en terre quand le sol atteint 21 °C. Sinon, après un choc thermique, la plante pourrait prendre plusieurs jours pour reprendre sa croissance. Avant la plantation, on apporte une bonne quantité de compost. Pour les courges, si la plante court au sol, on espace les plants de 45 à 100 cm selon les variétés. Dans le cas d’un jardin à la verticale, 20 à 30 centimètres suffisent généralement. Il est important de supprimer le bord supérieur des pots de tourbe de sphaigne ou de fumier de vache compressé au moment de la mise en terre, sinon ils servent de mèche et assèchent les racines de la plante. Attention, un temps froid, un sol pas assez chaud ou des arrosages insuffisants peuvent ralentir la croissance après le semis ou la plantation.

Avec les courges, même si ce n’est pas toujours facile à agencer, les bonnes associations de légumes sont les aubergines, les céleris à côtes, les cerises de terre, les concombres, les cornichons, les choux, les maïs, les melons et les pastèques. Du côté des fines herbes, on plante les aneths, les basilics verts et les menthes.

Si on décide de cultiver les courges en pot, on choisit des contenants de 30 cm de profondeur et de 46 cm de diamètre, ce qui fournit à chaque plante 40 litres de terreau par ensemble de 2 plantes.

Ces plantes gourmandes demandent de 3 à 4 apports d’engrais naturel au cours de la belle saison. Ceux-ci ne doivent pas être trop riches en azote, sinon les plants vont faire de feuilles en abondance au détriment de la production de fruits. On privilégie donc des fertilisants riches en phosphore sous une forme rapidement assimilable. Les courges étant des plantes assoiffées, on leur fournit de l’eau en quantité suffisante. Comme, dans la majorité des cas les courges forment une liane en poussant, elles peuvent être tuteurées. Toutefois, comme dans bien des cas les fruits deviennent gros et lourds il faut prévoir un support pour ceux-ci. Sinon, en fin de culture, ils risquent de tomber au sol, entraînant avec eux les tiges et la destruction de la plante. Afin de contrôler le développement des plants, on peut tailler les courges, principalement en fin de saison. Dans tous les cas, il faut prendre soin de ne pas supprimer des fruits potentiels ou en croissance.

En début de saison, il arrive souvent que les fleurs mâles apparaissent alors que les fleurs femelles ne sont pas présentes, la situation se résorbe rapidement. Il arrive aussi que les premiers fruits fécondés avortent. Il suffit d’attendre que de nouvelles fleurs soient pollinisées. En région nordique on récolte de 1 à 3 courges par plant.

Les chrysomèles rayées du concombre sont les insectes ravageurs les plus problématiques. On observe aussi les pucerons, les acariens, les punaises, les vers gris, ainsi que les limaces. En ce qui concerne les maladies, le blanc et le flétrissement bactérien sont les principaux problèmes. Les plantes sont aussi attaquées par les taches angulaires, la pourriture racinaire, l’anthracnose et l’alternariose.

Une courge est mûre quand elle a pris sa pleine couleur, mais aussi quand son pédoncule est très sec. Un feuillage jauni, voire complètement desséché, est aussi le signe d’un mûrissement complet. Il est toutefois possible de récolter les courges avant pleine maturité si on les consomme rapidement. On récolte les courges avant les premières gelées. On coupe le pédoncule à l’aide d’un sécateur et on en conserve une partie.

Les courges se mangent principalement dans les soupes et les potages, mais on peut aussi les cuire à la vapeur, au four, en frites ou les poêler, ou encore en faire des confitures, des marmelades ou des chutneys.

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