Permaculture, paysage nourricier, forêt jardin, biodynamie, etc.

Cette émission est une présentation de Bionik,
une gamme d’engrais et de composts certifiés 100 % biologiques
et produits au Québec

À l’origine, la permaculture est un processus de design, supportée par quelques pratiques de jardinages, plutôt qu’un ensemble de règles précises de pratiques culturales ou maraîchères. Les idées de base sont assez simples. À partir de l’observation, de la compréhension, de la réalisation et de la rétroaction, on invite la biodiversité au jardin, on favorise les interactions, on utilise au mieux les ressources, notamment en les partageant équitablement, et on prend soin de la santé du sol et des humains.

Ces principes ont été édictés par les Australiens Bill Mollison et David Holmgren à la fin des années 1970. Au cours des décennies suivantes, plusieurs personnes ont tenté, avec plus ou moins de succès, de bonifier, mais surtout de codifier ces principes, les rendant parfois très complexes et difficiles à mettre en place. En y ajoutant des techniques culturales, plusieurs jardiniers se sont éloignés des principes de la permaculture originelle. Par exemple, Bill Mollison et David Holmgren n’ont jamais parlé des fameuses buttes de culture, si chères à la permaculture actuelle. Un autre exemple, les buttes dont la base est formée de branches, les buttes autofertiles ou hügelkultur. Elles ont été inventées par Sepp Holzer dans les années 2000. Il faut noter que les cultures en buttes sont utilisées sur les terrains humides ou incultes depuis des milliers d’années. Quant aux planches de culture, une forme plate de la butte, c’était la principale manière d’organiser les cultures pour les maraîchers européens depuis le Moyen Âge. Aujourd’hui, il est laborieux de définir ce qu’est précisément la permaculture à moins de revenir aux idées ouvertes et bienveillantes de ses concepteurs.

On peut définition la permaculture ainsi: Un processus de design écologique où, grace à l’observation et à la rétroaction, on met en place une approche d’amélioration continue aussi bien du concept que des moyens mis de l’avant pour un espace défini.

Alors, quelles sont les différences entre un potager traditionnel et un potager en permaculture? Un potager traditionnel a pour objectif de produire des plantes comestibles le plus efficacement possible, quitte à prendre quelques détours par rapport à la nature, comme le retournement du sol ou l’éradication des mauvaises herbes. En permaculture, le principe est de jardiner en s’inspirant de la nature. Par exemple, il n’y a plus de retournement du sol et certaines herbes indésirables deviennent des alliées. Dans cette forme de culture, l’observation et la rétroaction du jardinier vis-à-vis de son environnement sont donc très importantes, alors que la production dans un jardin potager traditionnel se fera sur des recettes proposées par des « experts ».

Le paysage nourricier

C’est un type d’aménagement, parfois qualifié de paysage gourmand ou de foodscaping, qui allie les plantes comestibles et les plantes ornementales. S’il est facile à mettre en place, par exemple en replaçant dans une platebande les plantes éphémères (annuelles) par des plantes comestibles, il est souvent plus difficile de réaliser une création esthétique. Pour obtenir des résultats intéressants, l’aménagement devrait être soigneusement planifié. Il est important de prendre conscience qu’une fois les récoltes passées, les espaces laissés libres sont inesthétiques. Afin d’éviter cet écueil, on devrait prévoir une manière de les remplir, avec des plantes comestibles à maturité rapide par exemple.

La forêt jardin

Les objectifs d’une forêt jardin sont de produire localement des fruits, des baies, des légumes, des plantes aromatiques et médicinales, des champignons, voir du bois de chauffage. Dans les faits, on met en place une véritable forêt, et s’il est possible d’utiliser ses principes sur de petits terrains, les résultats sont meilleurs sur de plus grandes superficies. La forêt jardin est un système durable, autonome, résilient et productif qui ne nécessite pas, une fois la phase d’installation terminée, le recours aux énergies fossiles, à l’eau, ou compost ou aux fertilisants.

Elle est composée de sept strates : les grands arbres, les arbres nains et les grands arbustes, les buissons, les herbacées, les plantes à racines profondes, les plantes couvre-sol et les grimpants. Si son principal inconvénient est qu’elle est difficile à concevoir, car il manque beaucoup de données sur ce « nouveau » concept, son principal avantage est sa relative autonomie passée la phase d’implantation.

Le jardinage biodynamique

Théoriser vers 1920 par Rudolf Steiner, adepte des sciences et des arts occultes ce type de culture est considéré comme une pseudoscience. Pour Rudolf Steiner, le développement des minéraux et du sol, des végétaux et des animaux est issu de phénomènes physiques ou biologiques qui sont guidés par des forces suprasensibles de nature éthérique, astrales et spirituelles. Tous ces éléments seraient donc des associations complexes de forces cosmiques et de forces terrestres.

L’objectif de la biodynamie est d’énergiser les forces cosmiques des plantes à l’aide de purins et de thés, obtenues par infusion, décoctions ou incinérations. En jardinage biodynamique, on utilise aussi les composts préparés à partir de plantes en particulier. Ce type de jardinage est aussi une succession des travaux horticole au rythme de la lune, des planètes et des signes du zodiaque.

Le jardinage biodynamique est peu populaire, car, basée sur des croyances il a été le sujet de peu d’étude. De plus, il demande beaucoup de connaissances techniques et une grande ouverture d’esprit.

Les aspects holistiques et globaux à l’échelle de l’unité familiale ou de la ferme sont aujourd’hui reconnus. Un nombre sans cesse croissant de jardiniers utilisent, sans leur prêter des pouvoirs ésotériques, les purins et les thés.

Le jardinage avec la Lune

C’est une approche ancestrale qui définit des pratiques culturales à faire quand la Lune est montante ou qu’elle est descendante. Il s’agit en fait de repaires naturels dont les jardiniers se servaient alors qu’ils ne savaient ni lire ni écrire. Au cours du 20e siècle, plusieurs études ont démontré que la prise en compte des phases de la Lune pour faire différentes opérations culturales au potager n’avait que des conséquences minimales sur la productivité, heureusement toujours positive.

Par contre, particulièrement en période de changement climatique, prendre en considération les phases de la lune afin de définir la date de certaines pratiques horticoles n’aurait aucun avantage et même, dans certaines situations, mènerait à un échec. Se fier à la température du sol pour les dates de semis et de plantation est beaucoup plus efficace.

2 comments on “Permaculture, paysage nourricier, forêt jardin, biodynamie, etc.

  1. Kodel martine dit :

    Bonjour amis Québécois, Française habitant dans le Sud du département de la Drôme, j’ecoute avec intérêt vos émissions balado.
    La betterave rouge crue et râpée, cuisinée en salade est appréciée dans notre région. Nous la dégustons crue ou cuite et également en potage. Merci pour votre émission.
    Bon jardinage à vous tous, joli printemps au jardin.

    1. Bertrand Dumont dit :

      Merci pour vos bons mots. Bon printemps à vous aussi.

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