Le recyclage : bon pour l’environnement… et les économies

Cette émission est une présentation de Bionik,
une gamme d’engrais et de composts certifiés 100 % biologiques
et produits au Québec.

En réduisant l’utilisation des ressources non renouvelables, le recyclage limite les impacts négatifs des jardiniers sur l’environnement. Cette pratique a surtout l’avantage de réduire les « coûts de production » et donc de faire des économies.

Sous le terme recyclage se cachent en fait trois pratiques connues sous le sigle des 3 R. On commence par réutiliser les matières ou les objets pour le même usage ou pour un usage différent; on les réparer au lieu de jeter et de racheter; et on les recycle en leur donnant une nouvelle utilisation.

Globalement on peut recycler, les objets, les matériaux inertes, la matière organique, l’eau et les terreaux des contenants.

Les objets et les matériaux inertes

Où trouve du matériel à réemployer dans de nombreux endroits : le bac à recyclage, le sous-sol ou le cabanon. Les siens ou ceux des proches. Dans les ventes-débarras, les marchés aux puces, les brocanteurs et les ventes aux enchères, il est possible de faire de bonnes affaires. Les sites de petites annonces gratuites, les sites de trocs et d’échanges sont aussi des sources d’approvisionnement. Les magasins spécialisés dans le matériel d’occasion et les magasins d’occasion des associations ou des entreprises de réinsertion sociale devraient être visités régulièrement.

Il est indispensable de prendre quelles précautions avant de recycler du matériel. Il doit être sécuritaire ou bien adapté. Si celui-ci provient d’une source à laquelle on ne peut se fier, on joue de prudence. Il est important de déterminer la nature de la contamination potentielle, sinon on s’abstient. On évite le matériel qui a été en contact avec des produits dangereux ou qui pourraient mettre en cause la survie des plantes. Dans tous les cas, on lave bien le matériel récupéré.

Pour semer, on peut réutiliser un carton souple ou une feuille de papier imprimée des deux côtés pour faire un semoir. On peut transformer de grosses bouteilles de plastique transparent en miniserre ou une mini-cloche. Il est possible d’utiliser une planchette de bois récupéré pour tasser les semis.

Pour les contenants à semis, les boîtes à œufs (en plastique ou en carton), les pots en plastique (yogourt, crème, etc.), les barquettes de présentation, les verres (en plastique ou en carton), les fonds de bouteille (en plastique ou en carton) de lait ou de jus, les boîtes de conserve (métal), les rouleaux de papier toilette ou d’essuie-tout, ou encore du papier journal roulé peuvent être récupérés. Pour les contenants en métal, en plastique ou en carton épais, il faut prévoir des trous de drainage. Les pots en verre peuvent être réutilisés, mais il est souvent difficile d’y réaliser des trous de drainage. Des bouchons de liège, d’anciennes étiquettes de plantes vivaces, de vieux stores, des couvercles de bocaux ou des pinces à linge font d’excellentes étiquettes. En perçant le bouchon d’un bidon en plastique, on obtient un excellent arrosoir.

Pour la culture en pot, tout récipient ayant une profondeur minimale de 20 cm et un diamètre minimal de 15 cm est utilisable. Ce peut être des caisses de bois, des pots ou des sceaux en fer ou en plastique, des bacs de rangement ou de transport, généralement en plastique, mais aussi en osier, des pots de pépinière, etc. D’anciennes gouttières peuvent recevoir des plants de fraises ou de mini-légumes.

Le bois d’une palette, des planches usagées ou les déchets de scieries peuvent servir à confectionner un potager surélevé. Carton et papier servent à faire un paillis, malheureusement peu esthétique. Un vieil escabeau de bois, des bouts de branches, des branchages, des manches à balai fond office de tuteurs. Toutes les sortes de matériel récupéré peuvent servir à créer un épouvantail. Des outils usagés et réparés peuvent rendre service durant de nombreuses années. De vieux draps usés font office de toile de protection. On peut aussi recycler les matériaux en béton, comme des pavés ou des dalles, des pierres plates servant à confectionner des murets ou des patios, ou encore du métal tels des tiges ou des plaques de fer.

Au balcon, les poteaux de galeries et les rampes de balcons sont utiles pour faire courir les légumes grimpants ou supporter des contenants.

La matière organique

Le recyclage des matières organiques se fait par le compostage.

Le compostage en surface se fait en déposant la matière organique sur le sol. On peut aussi laisser les feuilles tombées au sol et ne pas les ramasser.

Pour le compostage en tas dit à froid, le cas dans un composteur maison, on ajoute régulièrement des matières organiques. Il y a un petit coup de feu, mais la température est peu élevée.

Pour le compostage à chaud, le montage du tas se fait en une seule fois. La température au centre de la pile monte alors jusqu’à 60 °C. C’est grâce à ce processus naturel que sont tués une bonne partie des spores de maladies et des œufs d’insectes.

On peut composter les légumes entiers ou sous forme de pelures, les résidus de fines herbes, la paille issue du paillage, les fleurs comestibles ou décoratives, les feuilles desséchées, les plants de légumes, les racines, les tiges et les feuilles des plantes.

La récupération de l’eau

On récupère l’eau de pluie qui coule des toitures avec un baril de pluie. N’importe quel grand contenant de 45 à 77 litres, qui est fait de plastique ou en bois et qui n’a pas contenu des matières dangereuses fait l’affaire. Il faut avoir la possibilité d’installer sur la partie supérieure un grillage ou un couvercle grillagé qui sert de filtre pour éliminer les impuretés provenant du toit. On le munit d’un trop-plein qui évacue l’eau en surplus vers une platebande, afin de gérer efficacement les excès d’eau lors des fortes pluies. On dote le contenant d’une valve ou d’un robinet fileté (pouvant recevoir un tuyau) afin d’utiliser l’eau du baril. On installe les barils de pluie au pied des gouttières de la maison, du cabanon ou de tout autre bâtiment. On les surélève d’au moins à 30 cm du sol, idéalement 45 à 60 cm de manière à facilité le remplissage d’un arrosoir. On utilise l’eau à l’aide d’un arrosoir à main, par gravité dans un tuyau raccordé au robinet ou encore avec une pompe électrique. Il existe aussi de très grosses cuves enterrées et pour les très grands terrains un étang dont on pompe l’eau.

Le terreau des contenants

Il peut être récupéré. On retire le terreau des contenants fragiles (terre cuite, plastique mince, etc.), mais on peut le laisser dans les pots en toile. Le terreau récupéré est entreposé en tas, en sacs récupérés, dans de grands pots de plastique épais ou en métal à l’extérieur (ex. : une vielle poubelle). L’hiver détruira une grande partie des maladies contenues dans le sol. Au printemps, on ajoute tout simplement 1 partie de compost à 2 parties de terreau existant que l’on brasse bien. On peut alors se resservir de ce mélange que l’on amendera de la même manière au printemps suivant et ainsi de suite. Si on constate une baisse de rendement, on ajoute une nouvelle quantité de terreau tout préparé. Si le terreau n’est pas recyclé, on le met sur le tas de compost ou on l’étend dans le potager. On ne le met jamais à la poubelle.

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