Des parasites? Pas de panique!

Cette émission est une présentation d’Acti-sol,
 producteur d’engrais naturels efficaces, produits localement et recommandés par les professionnels.

Depuis quelques années, la manière d’aborder la présence d’insectes ravageurs ou de maladies au potager ou au fruitier est en évolution. On considère aujourd’hui que ces organismes font partie du système écologique d’un potager ou d’un jardin fruitier. Du coup, tenter de les détruire en totalité est un non-sens. On aborde donc ce problème en termes de contrôle plutôt que de lutte. Au lieu de livrer bataille à outrance, au risque de déséquilibrer l’écosystème, on recherche l’équilibre. Lors de la récolte, cela signifie accepter des légumes ou des fruits moches ou imparfaits.

La meilleure stratégie pour éviter la présence d’insectes ravageurs ou de maladies c’est d’éviter la monoculture en amenant de la biodiversité. Un des objectifs est alors d’inviter au jardin les insectes utiles. On crée de la biodiversité en multipliant le nombre de variétés de plantes, en associant ou en mélanger les plantes et en invitant les bons insectes, les insectes bénéfiques. Cela peut se faire par la présence de certaines plantes, par l’installation d’un « hôtel à insectes » ou d’un « condo à insectes ». Bien entendu, l’utilisation de pesticides de synthèse est proscrite et celles des biopesticides réduites le plus possible.

On peut prévenir la présence des insectes ravageurs ou des maladies en mettant la bonne plante au bon endroit ou en utilisant le bon mélange de terreau lors de la culture en contenant. Il est aussi important de garder le sol en santé, de nourrir et d’arroser les plantes selon leurs besoins et de choisir des variétés résistantes. Respecter les distances de plantation, prévenir l’introduction des problèmes en n’important pas dans le jardin des plantes déjà contaminées, faire obstacle en installant des toiles flottantes, des toiles anti-insectes ou des filets, intercepter et éloigner avant les dégâts à l’aide de pièges et d’attrape-insectes sont aussi à considérer.

Les bonnes stratégies de contrôle consistent à bien identifier le problème, car les interventions seront différentes s’il s’agit d’un insecte ravageur ou d’une maladie. Définir son ampleur est aussi important. On ignore un problème passager, peu important ou stable. On intervient seulement si le problème risque d’entraîner la perte d’une grande partie ou de la totalité des récoltes.

Le premier réflexe qui consiste à utiliser des pesticides doit être rejeté. Avant d’en arriver là, il existe une autre méthode : le contrôle biologique. Il consiste à favoriser le développement des insectes bénéfiques indigènes ou d’introduire des insectes bénéfiques. Il présente comme avantages :

  • de ne pas utiliser de biopesticides qui se retrouvent dans les plantes comestibles et l’environnement;
  • à éviter la résistance des insectes ravageurs aux biopesticides, une situation qui oblige à utiliser constamment de nouveaux produits dont on ne connaît pas les effets à long terme;
  • de permettre un ciblage plus précis des espèces à parasiter.

Toutefois, il existe quelques inconvénients. Il est :

  • difficile de se procurer des insectes bénéfiques introduits. La possibilité de les commander en ligne et de les recevoir par courrier express facilite l’accès à ces organismes vivants;
  • délicat, à l’occasion, d’introduire ces insectes bénéfiques. Comme il s’agit d’êtres vivants, ils sont sensibles aux conditions de température, d’humidité, etc.;
  • complexe de prévoir les interactions négatives entre les insectes bénéfiques naturels et introduits. Heureusement, les fournisseurs d’insectes utiles prennent toutes les précautions qui s’imposent.
  • coûteux de se procurer de tels insectes bénéfiques.

On introduit les insectes bénéfiques de plusieurs manières. Manuellement, les insectes sont dans une bouteille, en sachet, les insectes sont enfermés dans un sachet ou sur une carte, les insectes bénéfiques sont installés sur un morceau de carton, prêts à émerger. Ils peuvent être aussi introduits par arrosage ou pulvérisation du sol ou par pulvérisation sur le feuillage.

Afin de contrôle les contrôle les insectes ravageurs sans l’utilisation de pesticides, on peut avoir recours aux pièges à phéromones sexuelles ou à la collecte manuelle qui consiste en un ramassage à la main ou une suppression d’un morceau de la plante.

Si la présence des insectes ravageurs ou des maladies est trop importante, on peut utiliser des biocides ou pesticides à faible impact. Les insecticides à faible impact commerciaux sont le savon insecticide, le neem, le Btk et l’huile minérale (pour les fruitiers). Contre les limaces, on peut utiliser des granules de phosphate ferrique. Les fongicides à faible impact commerciaux sont la bouillie soufrée et la bouillie bordelaise à base de chaux et sulfate de cuivre. Il est aussi possible de préparer des pesticides à faible impact maison à base d’ail ou de piment, des fongicides à base de prêle ou de bicarbonate de soude.

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