Les cerises de terre se cachent pour mûrir

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Originaires d’Amérique du Sud, les cerises de terre, parfois appelées coquerets du Pérou, sont consommées depuis des millénaires par ces peuples. C’est à partir du 18e siècle que les Européens commencent à la consommer.

Les fruits, enfermés dans des capuches, ont un goût unique qui rappelle à la fois celui de la tomate et celui des agrumes. Ces fruits sont riches en antioxydants, notamment en bêtacarotène. Ils sont aussi une source de vitamines B1, B3, C et de fer.

Ces plantes gourmandes et assoiffées aiment les terres qui se réchauffent bien et le plein soleil. Il faut attendre environ 65 jours pour obtenir une récolte. Elles sont de culture assez facile.

Les cerises de terre se reproduisent facilement par semis. On peut le faire à l’intérieur, à partir du mois de mars, mais il faut alors prévoir un repiquage 4 à 6 semaines plus tard. On peut aussi semer à l’extérieur dès que le sol a atteint les 16 à 18 °C, température idéale aussi à l’intérieur. Dans les deux cas, la levée a lieu au bout d’une dizaine de jours. Au jardin, il arrive souvent que des plants se ressèment d’une année sur l’autre. S’il s’agit de variétés à pollinisation libre, il est tout à fait possible de récupérer ces plants puisqu’ils donnent les fruits attendus. Toutefois, les années où l’été est moins chaud, la production risque d’être moins importante, voire inexistante.

Comme les cerises de terre aiment la chaleur, il faut que le sol ait au moins 18 à 20 °C avant de pratiquer la plantation. Étant donné que cette plante prend beaucoup d’espace, on laisse entre 25 et 35 cm tout autour de la plante. À la fin de la saison, la plante peut atteindre de 40 à 90 cm de haut et autant de larges. Dans le cas où avant la mise en terre les jeunes plants commencent à former des fleurs, on supprime les fleurs afin de favoriser la croissance.

Les cerises de terre peuvent être associées aux aubergines, courges, courgettes, melons, pastèques, piments, poivrons et tomates. Les soucis des jardins et les tagètes sont des fleurs comestibles tout à fait compatibles.

On peut cultiver les cerises de terre en pot à condition de leur fournir au moins 40 litres de terreau par plant, soit des contenants ayant au minimum 40 cm de profondeur et 45 cm de diamètre.

Étant donné que les cerises de terre sont des plantes gourmandes, il est suggéré de faire un apport d’engrais naturel toutes les deux semaines, de la plantation à septembre. Même si l’on ajoute de l’engrais de synthèse à libération contrôlée à la plantation, il est conseillé de faire un ajout d’engrais en milieu de saison. Ces plantes assoiffées demandent de bonnes quantités d’eau. Si elles prennent trop de place, il est possible de tailler les cerises de terre. Toutefois, cela se fait au détriment de la production de fruits. On devrait donc se contenter de supprimer les tiges indésirables.

Les plus virulents insectes ravageurs sont les chrysomèles. Les doryphores, les altises, les pucerons, les pyrales du maïs, les noctuelles de la tomate ou les sphinx de la tomate sont aussi présents en plus ou moins grand nombre. Le blanc est souvent présent en fin de saison, mais elle ne constitue pas un problème important. On observe parfois de la pourriture et des taches des feuilles.

La présence des chrysomèles (pour plus de détails) est caractérisée par de jeunes feuilles, des fleurs, et parfois des tiges et des fruits mûrs dévorés par sections sans véritables motifs particuliers. On peut aussi constater la présence d’insectes jaunes à bandes ou à points noirs. Il arrive parfois que les larves mangent les petites racines et les jeunes tiges. Pour les contenir, en plus de pratiquer la rotation des cultures, on favorise la présence des insectes bénéfiques indigènes. Au moment du semis ou dès la plantation, on installe un filet anti-insectes. À partir du moment où les plants sont en fleurs, les filets ne doivent pas être étanches afin de faciliter le travail des butineurs sur les fleurs autofertiles. En complément, on ramasse les adultes à la main.

Il arrive parfois que certains fruits ressortent de leur enveloppe. Ce phénomène est tellement marginal que peu de spécialistes s’y sont attardés. On pense qu’il s’agirait de la piqûre d’un insecte au moment de la formation du fruit ou encore d’une mauvaise pollinisation. Dès leur apparition, on supprime ces fruits.

On ne cueille pas les cerises de terre, on les ramasse… à terre. En effet, c’est quand elles commencent à tomber au sol que les fruits sont mûrs… ou presque. La culture en pot est particulièrement intéressante au moment de la récolte. En effet, les plants étant surélevés, il n’est pas nécessaire de soulever le feuillage pour récupérer les fruits. De plus, si l’on place les pots sur une surface dure, les fruits sont moins sales que s’ils tombaient sur une planche ou dans une platebande. Pour compléter le mûrissement, les fruits sont climatériques, on les laisse à l’air libre entre une et deux semaines. Le goût est alors plus marqué et surtout le sucre remplace les substances amères pas toujours bonnes au palais.

Les cerises de terre se mangent généralement nature, mais aussi avec des plats sucrés ou salés. On peut les consommer fraîches, en compote, en confiture ou en fruit sec. Elles se congèlent très bien.

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