Les tomates, estivales et chaleureuses

Cette émission est une présentation d’Acti-solproducteur d’engrais naturels efficaces, produits localement et recommandés par les professionnels.

Les tomates sont aujourd’hui le deuxième légume le plus consommé dans le monde, juste après la pomme de terre. Originaire du Pérou, on sait qu’elles étaient déjà cultivées par les Incas au 13esiècle. Importé en Europe au 16esiècle par les conquistadors espagnols, ce sont les Italiens qui commencent à les utiliser à grande échelle (pour l’époque). Il nomme la tomate pomodoro, la pomme d’or en raison des reflets orangés qu’elle prend avant de mûrir. D’autres l’appellent pomme d’amour, car elle était alors considérée comme aphrodisiaque.

Les tomates ont longtemps été considérées comme dangereuses, car elles appartiennent à la famille des solanacées, comme le datura, la mandragore ou la belladone. Ce n’est qu’à la fin du 16siècle qu’on la considère comme une plante comestible (avant elle n’était que décorative). Les tomates sont à la base de nombreux mythes et légendes, tous abandonnés depuis. Très populaires dans le Midi de la France , en Espagne et en Italie, les tomates ont été introduites en Amérique-du-Nord en 1812. Aujourd’hui, on dénombre plus de 12 000 variétés de tomates dans le monde. Toutes différentes (plus ou moins) par leurs formes et les couleurs. On en produit 120 millions de tonnes par an dans le monde, notamment en Chine qui est le premier producteur mondial.

L’aspect des tomates est très varié. Elles peuvent être de forme aplatie, côtelée, ronde ou allongée, ou encore cerise, poire, prune, raisin ou italienne. Elles peuvent avoir la taille d’un bonbon ou d’une énorme boule de près d’un kilogramme. Principalement rouges, les tomates peuvent aussi être roses, orange, jaunes, bleues, vertes, tigrées et même noires.

Les tomates peuvent pousser sous la forme d’un arbuste ou sous la forme d’une liane. Cette forme végétative a une influence sur la méthode de culture. Les tomates déterminées forment un buisson de 45 cm à 1 m de haut. Ce sont en général des variétés plutôt hâtives dont les fruits mûrissent presque tous en même temps, sur une courte période. Les plants sont généralement supportés par de courts tuteurs ou des cages métalliques. Les variétés indéterminées sont des lianes qui ont une croissance continue. Elles peuvent atteindre deux mètres de long, voire beaucoup plus. Elles produisent des grappes de fruits le long de la tige, au fur et à mesure que le plant se développe. Les fruits apparaissent généralement après ceux des variétés déterminées. Les variétés semi-indéterminées mélangent les caractéristiques des variétés déterminées et indéterminées. Ce sont en général des plants compacts (un peu plus de 1,5 m de haut). Après une première récolte sur deux ou trois bouquets, la plante commence à produire une tige centrale et se comporte comme un plant indéterminé de petites dimensions. Elle se conduit comme une variété déterminée qui produit continuellement des fruits.

Les tomates produisent, à l’aisselle des feuilles, des tiges secondaires, appelées à tort des gourmands. Certains horticulteurs conseillent de les enlever, des jardiniers disent que c’est inutile. Alors on supprime les « gourmands » ou pas ? Tout le monde s’entend sur le fait qu’on ne les enlève pas sur les variétés déterminées et semi-déterminées. Pour les variétés indéterminées, il y a des avantages et des inconvénients. Comme les variétés indéterminées sont plus tardives, enlever les tiges secondaires favorise la maturation des fruits. Les années où les températures estivales sont plus fraîches, une plus grande quantité de feuilles de fruits réduisent la production de fruits. Aussi, les plants prennent beaucoup plus de place. Les conserver, c’est seulement moins de travail. Certains évoquent la réduction de la présence des maladies. Celles-ci sont plus présentes uniquement dans le cas où on attend trop pour supprimer les tiges secondaires. Si on les enlève quand elles sont jeunes, de moins de 10 cm de haut, il n’y a pas plus de maladies. Trois à quatre semaines avant la date prévue des premiers gels, on coupe la tête des variétés indéterminées afin d’aider le mûrissement des fruits qui sont déjà formés. Dans les faits, il n’y a aucune obligation d’enlever les tiges secondaires ni de les conserver, chaque jardinier utilise la méthode qui lui convient le mieux. Chacun prend en considération les facteurs suivants :

  • le type de plant: déterminé, semi-indéterminé, indéterminé;
  • la durée de la saison de culture. Plus elle est longue, plus les tiges secondaires se développent;
  • le type de culture: intensif ou extensif. Plus on rapproche les plants, plus il faut supprimer les tiges secondaires;
  • le type de tuteurage.

Les tomates ont un frais goût… de tomate. Celui-ci est défini par le contenu en sucre et le niveau d’acidité. De plus, il varie d’une variété à l’autre et selon les conditions de culture (sol, ensoleillement, eau, etc.) et le niveau de maturité. Les tomates sont une source de vitamines A, B3, B6, C, E et K, ainsi que de cuivre, manganèse et potassium. Le lycopène qu’elle contient est un antioxydant.

Les tomates sont des plantes gourmandes et assoiffées qui nécessitent le plein soleil. On les plante donc dans une terre ou un terreau riche, meuble et bien drainé. Ce sont des légumes-fruits faciles à cultiver… si on ne se prend pas la tête avec les dossiers des tiges secondaires. Les tomates sont surtout sensibles au froid et aux vents. Une couverture flottante est donc indispensable si des périodes de froid arrivent quand les plants sont jeunes.

On peut acheter des plants en jardinerie ou faire ses propres semis, ce qui est assez facile. Ceux-ci se font à l’intérieur, 8 à 12 semaines avant la date de dernier gel. Il est préférable de repiquer les jeunes plants une fois dans des pots individuels. On les acclimate quelques jours avant de les mettre en terre. Avant la plantation on ajoute une bonne quantité de compost au sol. Celui-ci doit être très bien réchauffé (entre 18 à 20 °C) et tout risque de gel doit être écarté. Une température nocturne d’au moins 10 °C pendant quelques jours est même bénéfique.

La plantation des tomates est un peu particulière. On commence par faire un trou profond au fond duquel on ajoute du compost. On supprime les feuilles du bas du plant et on enterre la tige le plus possible ou encore on la couche dans un sillon de 10 à 15 cm de profondeur de manière à ce qu’au moins 10 cm de tige dépassent du sol. On rebouche le trou et on arrose abondamment.

Les tomates peuvent être cultivées en association avec les aubergines, le basilic vert, le cerfeuil , les cerises de terre, les choux, les piments et les poivrons. Elles conviennent à la culture intercalaire des épinards (en début de saison), des radis et de la roquette.

Les tomates peuvent être cultivées en pot. On privilégie les variétés déterminées qui ne demandent pas un système de tuteurage élaboré. la culture des variétés indéterminées en pot est plus difficile à cause du tuteurage. Un plant régulier de tomate demande environ 40 litres de terreau dans un pot d’environ 40 cm de profondeur et ± 46 cm de diamètre. Un plant compact se contente de 4 à 10 litres de terreau et d’un pot de 30 cm de profondeur et ± 23 à 29 cm de diamètre.

Les tomates aiment la chaleur. À moins de les cultiver sous serre, on doit compter alors sur la météo. Elles apprécient les arrosages réguliers. On s’assure que le sol est toujours frais. Du côté des nutriments, on apporte des engrais naturels trois à quatre fois au cours de l’été. On évite les engrais trop riches en azote qui favorisent la croissance du feuillage au détriment de la maturation des fruits.

Les principaux insectes ravageurs sont les pucerons. On supprime les parties atteintes et on laisse agir les insectes bénéfiques naturels ou on en introduit. On peut aussi traiter au savon insecticide, au neem, au Btk ou à l’insecticide à base d’ail. Contre les vers gris, on protège la base des plantules avec un contenant dur dont au moins 3 cm sont enfoncés dans le sol et 5 cm dépassent du sol. On favorise la présence des insectes bénéfiques ou on en introduit. On peut traiter au neem ou au Btk. Afin d’éviter la présence des acariens ou araignées rouges, on évite les apports trop importants en azote. On bannit l’utilisation de pesticides de synthèse à large spectre. On traite au savon insecticide ou au fongicide à base de prêle sous les feuilles. On observe parfois des punaises ternes, des sphinx de la tomate, des vers de l’épi du maïs, des thrips, des doryphores et des altises. Contre les limaces, on utilise les granules de phosphate ferrique.

Afin d’éviter le mildiou et l’altenariose, on ne replante pas les tomates au même endroit ou dans le même terreau deux ans de suite. Sont aussi présents, les taches des feuilles, le blanc, la pourriture, la moisissure, la septoriose et les sclérotinia. On réduit grandement la présence de ces maladies en installant au sol un paillis. On peut aussi utiliser des fongicides à faible impact, comme du soufre ou du cuivre, de la prêle ou de bicarbonate de soude. Les craquements des fruits et la pourriture apicale sont dus à des variations dans l’arrosage. L’installation d’un paillis et des arrosages constants réduisent le problème.

Les tomates arrivent à maturité de 45 à 75 jours suivant le type et la variété. Même si les tomates continuent de mûrir après la cueillette on les laisse atteindre leur maturité sur le plant (sauf à l’automne quand on annonce du gel). Les stomates sont mûrs quand elles atteignent leurs pleines couleurs (rouges, jaunes, roses, etc.) et qu’elles sont légèrement ramollies. Si elles se détachent seules du plant après un léger mouvement vers le haut, c’est qu’elles sont mûres. On récolte en fin de journée ou le plus près possible de la consommation.

Les tomates se conservent à la température ambiante 2 à 5 jours. On les recouvre d’un linge afin d’éviter la présence des mouches de fruits. Si on n’a pas le choix, on peut aussi les conserver de 5 à 10 jours au réfrigérateur, mais elles ont tendance à perdre leur arôme. Fraîches, cuites, sèches, en pâte, en sauce, en ketchup, congelées ou en conserve, les manières de les consommer sont presque illimitées.

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